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述而第七 法语论语 法语阅读 中法对照
来源:文国网 时间:2008年07月03日 11:41      文章评论我来评论        进入社区

VII. Caractéristiques de Confucius - un incident 

VII.1. Le Maître dit : « Je transmets¹, et n’invente rien de nouveau. J’estime les Anciens et ai foi en eux. Je me permets de me comparer à notre vieux P’eng. »

Le vieux P’eng, dont le nom de famille est Ts’ien et le nom propre K’eng, était petit-fils de l’empereur Tchouen hiu. À la fin de la dynastie des [Chang-]In, il avait plus de sept cents ans, et n’était pas encore cassé de vieillesse. Il reçut en fief la vallée de Ta p’eng dans la principauté de Han et, pour cette raison, fut appelé le vieux P’eng.

1. Les enseignements des Anciens.

VII.2. Le Maître dit : «Engranger en silence les connaissances, apprendre sans éprouver jamais de satiété, enseigner sans jamais se lasser, quelle est [la difficulté] pour moi ? »

VII.3. Le Maître dit : « Ce qui me préoccupe, c’est de ne pas m’appliquer à cultiver la Vertu, de ne pas enseigner ce que j’ai étudié, d’entendre parler de justice sans pouvoir l’appliquer, et de ne pouvoir me corriger de mes défauts. »

VII.4. Lorsque le Maître n’était pas occupé d’affaires, son maintien était plein d’aisance, son air affable et joyeux.

VII.5. Le Maître dit : « Comme je suis affaibli ! Depuis longtemps je ne vois plus en songe Tcheou koung. »

Lorsque Confucius était dans la force de l’âge, il se proposait d’imiter Tcheou koung, et il le voyait en rêve. Quand il fut devenu vieux, et incapable d’imiter de si grands exemples, il n’eut plus les mêmes aspirations ni les mêmes songes.

VII.6. Le Maître dit : « Tendez votre volonté vers la Voie ; fondez-vous sur la Vertu ; appuyez-vous sur la bienveillance ; ayez pour délassements les [six] arts¹. »

1. L’urbanité, la musique, le tir à l’arc, l’art de conduire un char, l’écriture et le calcul.

VII.7. Le Maître dit : « Chaque fois que quelqu’un est venu de lui-même à mon école, en m’apportant les présents d’usage, ne fussent que dix tranches de viande séchée, jamais je ne lui ai refusé mes enseignements. »

Dix tranches de viande séchée formaient un paquet. Chez les Anciens, lorsqu’on faisait une visite, l’usage exigeait qu’on offrît un présent. Un paquet de dix tranches de viande était le moindre de tous les présents. Confucius désirait que tous les hommes sans exception entrassent dans la voie de la vertu. Mais il n’était pas d’usage que le maître allât enseigner celui qui ne savait pas venir recevoir des leçons. Si quelqu’un venait en observant les usages, Confucius lui donnait toujours ses enseignements.

VII.8. Le Maître dit : « Je n’enseigne pas celui qui ne s’efforce pas de comprendre ; je n’aide pas à parler celui qui ne s’efforce pas d’exprimer sa pensée. Si je soulève un angle [de la question] et que l’on est incapable de me retourner les trois autres, alors je n’y reviens pas. »

VII.9. Lorsque le Maître mangeait à côté d’une personne en deuil, il modérait son appétit. Quand il avait pleuré dans la journée, il ne chantait pas.

VII.10. Le Maître dit à Ien Iuen : « Toi et moi nous sommes les seuls qui soyons toujours disposés à remplir une charge, quand on nous l’offre, et à rentrer dans la vie privée, quand on nous la retire. » Tzeu lou dit : « Maître, si vous aviez trois légions à conduire, quel serait celui que vous prendriez pour vous aider ? » Le Maître répondit : « Je ne prendrais pas un homme qui serait disposé à saisir¹ un tigre à mains nues, à traverser un fleuve sans barque, à braver la mort sans regrets. Je choisirais certainement un homme qui n’aborderait les situations qu’avec circonspection, et qui ne réussirait que par attachement à la stratégie. »

1. Cf Livre des Odes, n°195, 6’ strophe.

VII.11. Le Maître dit : « S’il convenait de chercher à amasser des richesses, fallût-il, pour y parvenir, remplir l’office de valet qui tient le fouet, je le remplirais. Mais tant qu’il ne convient pas de le faire, je poursuis l’objet de mes désirs¹. »

1. La sagesse.

VII.12. Trois choses éveillaient surtout la prudence du Maître : le jeune, la guerre et la maladie.

Confucius était attentif à tout. Mais trois choses attiraient spécialement son attention : l’abstinence, parce qu’elle prépare à entrer en communication avec les intelligences spirituelles, la guerre, parce que la vie ou la mort d’un grand nombre d’hommes, le salut ou la ruine de l’État en dépendent, la maladie, parce que notre vie en dépend.

VII.13. Le Maître, étant dans la principauté de Ts’i, entendit exécuter l’Hymne du couronnement de Chouenn¹. Pendant trois mois, il en oublia le goût de la viande. « Je ne pensais pas, dit-il, que la musique pût atteindre une si grande perfection. »

1. Littéralement « la musique Chao », ode qui célèbre l’accession pacifique au pouvoir du deuxième souverain mythique, Chouenn.

VII.14. Jen Iou dit : « Notre Maître est-il pour le prince de Wei¹ ? » Tzeu koung répondit : « Bien ; je le lui demanderai. » Entrant chez Confucius, il lui dit : « Que faut-il penser de Pe i et de Chou ts’i ? » Confucius répondit : « C’étaient deux sages de l’Antiquité. » Tzeu koung reprit : « Eprouvèrent-ils des regrets ? » Confucius répondit : « Ils aspiraient à la vertu d’humanité, et ont atteint leur but. Pourquoi auraient-ils éprouvé des regrets ? » Tzeu koung, quittant Confucius, retourna auprès de Jen lou, et lui dit : « Notre Maître n’est pas pour le prince Tche. »

Ling, prince de Wei, chassa de ses États son fils K’ouai kouei, qui devait hériter du titre de prince. Le prince Ling étant mort, ses sujets mirent à sa place Tche, fils de K’ouai kouei. Mais les habitants de la principauté de Tsin ramenèrent K’ouai kouei dans la principauté de Wei ; et Tche entra en lutte avec son père. Confucius était alors dans la principauté de Wei. Les habitants croyaient que, K’ouai kouei ayant encouru la disgrâce de son père, Tche, petit-fils légitime du prince Ling, devait lui succéder. Jen Iou eut des doutes et interrogea à ce sujet.

Pe i et Chou ts’i étaient deux fils du prince de Kou tchou (pays actuellement compris dans le Tcheu li). Leur père en mourant légua son titre de prince à Chou ts’i (qui était son troisième fils). Quand il fut mort, Chou ts’i voulut céder le titre de prince à Pe i, son frère aîné. Pe i rappela la volonté de son père ; et prenant la fuite, se retira dans un autre pays. Chou ts’i n’accepta pas non plus l’héritage, et s’enfuit également. Les habitants établirent héritier le deuxième des fils du prince défunt. plus tard, le roi Ou (fondateur de la dynastie des Tcheou), ayant chassé Tcheou (dernier empereur de la dynastie des Chang-ln), Pe i et Chou ts’i montèrent à cheval, et allèrent en toute hâte reprocher au roi Ou d’avoir éteint la dynastie des Chang-ln. Considérant comme une honte de manger le grain récolté dans l’empire des Tcheou, ils se retirèrent sur le mont Cheou iang, où ils moururent de faim.

作者:Sandrine
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